
Les entreprises sociales mobilisent des moyens de nature et d'origine différentes : ventes, aides publiques, dons, cotisations, mécénat, bénévolat. La recherche comprend trois volets:
Selon Sybille Mertens, chargée de cours à HEC-ULg et titulaire de la Chaire Cera en Social Entrepreneurship, « cette enquête est la première du genre en Belgique. Elle vise à mieux comprendre la phase de ‘bricolage’ qui caractérise traditionnellement les PME en période de démarrage. Celles-ci recourent à des stratégies dites de ‘bootstrapping’ qui permettent essentiellement de se débrouiller pour limiter les besoins en capitaux, soit en recourant à d’autres types de ressources, soit en limitant les coûts. »
D’après Lauranne Baland (HEC-ULg), « si les entreprises sociales traversent également cette période, nous avons des hypothèses fortes sur la mise en œuvre de stratégies particulières ». Les chercheurs vont donc s’atteler à identifier ces stratégies, ce qui permettra aussi de comprendre plus finement le lien entre les modes de financement des entreprises sociales et leur cycle de vie.
« Pour mener cette enquête, nous collaborons avec le CLEO et avec Concert-ES » poursuit Michel Marée, chargé de recherche au Centre d’Economie Sociale. « L’observatoire mis en place par Concert-ES nous permet de cerner avec précision la population à étudier et de constituer un échantillon valide d’une taille importante (n=1000). Et, grâce à un financement de l’Université (fonds spéciaux de la recherche - crédit classique), nous avons confié au CLEO le soin d’administrer l’enquête et de nous fournir les données. Cette collaboration nous permet de nous centrer sur l’analyse des données et sur les enseignements à tirer de cette recherche ». Résultats attendus à l’été 2013.